Nous les 4500 Superbe rencontre, Laetitia Maure part 1 an dans 12 pays chercher les témoignages de femmes inspirantes, dans l'objectif d'apporter des modèles aux femmes de sa génération. Son projet: Terres des femmes. Soutenez là, suivez la. Je l'ai interrogée sur "ce qu'est pour elle être une femme". Quel bonheur!

Mina 59 ans "La femme, c’est la force de l’Homme. Je n’aurais pas voulu être un homme, on est libre et on a tout, surtout la puissance de la maternité."

Camille 62 ans "Etre une femme, ici, chez nous, c’est avoir la liberté de tout tenter et de tout vivre. Ça nous oblige à être digne et à transmettre. On a tout d’un homme, mais avec un truc en plus : on est une femme !"

Stéphanie 29 ans "Pour moi être une femme, c’es sans arrêt me poser la question de savoir si tout ce que je fais est vu à travers ce filtre de ma condition d"e femme, ou si je suis un être humain.

Magali. 49 ans Pour moi être une femme, c’est faire grandir un Homme. Hervé 49 ans Pour moi être une femme, c’est porter le monde.

En pays Briard, 9 femmes viennent apporter leurs témoignages.

Un groupe formidable, de 15 à 75 ans, 9 femmes uniques et ensemble, 9 visions, 9 vie, 1 écoute extrairdinaire!

Et une envie: "et si on se réunissait tous, les 4500, dans un an, le 8 mars prochain!, ce serait tllement formidable"

Quelle récompense, quel bonheur!

 

De 15 à 75 ans, 9 femmes uniques et ensemble!

Quand deux énergies sont connectées!

Très joli témoignage d'Alexandra

"Nous ne voulons pas le pouvoir pourle plaisir de l'avoir.  Être une femme, c'est avoir le pouvoir d'agir, celui qui nous est essentiel, faire, semer les graines qui construiront l'avenir."

 

Alexandra. 29 avril 2019

12 avril 2019 - Dominique et Dominique - 72 ans

"Pour moi être une femme? c'est être libre, garder son éducation et s'en affranchir."
"Pour moi être une femme? c'est donner à ceux que j'aime de la joie de vivre"

Elles (et ils) nous disent

" On a tout d’un homme, mais avec un truc en plus : on est une femme !"

"Être une femme, c’est accueillir le monde en soi."

Être une femme, c’est devoir s’imposer car le monde n’est pas fait pour nous. "

"Être une femme ? pourquoi la question ? on est un être humain Mais être une femme, c’est avoir à supporter en permanence le regard des hommes sur soi, comme un objet de désir, ou un être inférieur. C’est lourd ! "

"Etre une femme, c’est devoir s’affirmer et se protéger. J’aime être une femme, très femme. Les importuns, je les éloigne ! Une femme au travail ? c’est devoir s’imposer."

"Pour moi être une femme, c’est être un être humain parmi les autres. Avec des caractéristiques, comme tous."

Brigitte . "Pour moi être une femme, c'est être une mère. ça a été mon choix."

Georgette. 94 ans ": une femme, c'est comme une poupée, il faut l'aimer et elle doit aimer. avec cela, elle peut tout porter"

Fanny 26 ans "Être une femme, c’est terriblement inquiétant, il n’y a plus d’insouciance."

Je me suis prêtée à l'exercice

C’est quoi pour moi être une femme ?

Je suis un être humain, et j’ai la chance, en plus, d’être une femme, ici à Paris, à mon époque et dans ma famille.

Etre une femme est magique, notre vie est magnifique, notre vie est tellement riche. Elle n’est pas simple, mais quel être humain peut être à la fois responsable des autres sans faillir, donner la vie, aimer follement, être frivole et légère, forte et faible… ?

Gardons la tête haute, car nul ne peut être plus complet que nous. Une condition : être aptes à choisir, donc…être instruites.

Beaucoup n’ont pas cette chance, beaucoup sont persécutées, maltraitées, esclavagisées, mutilées, humiliées, violentées… Elles n’ont pas les mots, pas les moyens, pas la liberté d’agir.

Comment les aider ?

PARLONS, de ce que c’est d’être une femme, parlons pour sensibiliser au besoin d’apprendre, d’instruire. Parlons, partageons, puis trouvons comment agir.

J’ai eu la chance et le grand luxe d’être élevée dans l’amour, de ma famille, de mes parents et de tout mon entourage. On m’a transmis de fortes valeurs, et surtout une force inouïe : sois libre ! Libre de penser, libre d’être qui tu es, libre de tes choix, de ta vie, de tes amis, de tes amoures, de tes relations, de tes gouts… Et… assume ce que tu fais, dans le respect de la liberté d’autrui.

Respecte les autres et ce qu’ils sont, aime-les pour ce qu’ils sont Je suis partie, naïve, à l’assaut de ma liberté.

J’ai trébuché, je l’ai gâchée parfois, je suis partie sur de fausses routes, attirée par des sirènes, je n’ai pas bien regardé autour de moi ceux qui restaient sur le bord du chemin…

J’ai pu faire des études supérieures, que j’ai choisies, où j’ai choisi. J’ai pu aimer, qui j’ai voulu, ne plus aimer, quand j’ai voulu.

J’ai pu avoir des enfants, quand je le souhaitais, ne pas en avoir quand je ne le souhaitais plus.

Je sais parler à tout le monde et rien ne m’impressionne, que l’intelligence, mais au service de quelque chose de bien : ni le pouvoir, ni les honneurs, ni les médailles ne m’impressionnent.

J’ai cette chance immense d’être instruite, éduquée dans des valeurs fortes.

Que fais-je de cette liberté ? J’ai fait des choix, pas toujours simples. Je suis heureuse d’avoir pu les faire. Et surtout, quand j’ai traversé des moments difficiles, douloureux, j’ai pu parler, mettre des mots, comprendre. Aborder la maladie avec les mots pour comprendre, les mots pour oser dire : pourquoi faites-vous cela ? Les mots pour dire non parfois.

J’ai pu rester indépendante, autonome, et donc partir quand il le fallait.

Je peux dire non aux malfaisants car je sais qui je suis.

S’ils m’abattent, je sais me relever, car je sais ce que je peux faire, où aller, où m’adresser.

Si l’on me maltraite, je peux être à terre, et je peux me relever, tenter de comprendre, repartir et vivre, libre.

Si une entreprise me vire alors que je rentre de congé maternité, ou parce que je suis malade, je tombe et je me relève : car je sais comment faire pour aller ailleurs, je sais mobiliser mon énergie et me mettre en situation d’avancer.

Si mes enfants sont malades, traversent des périodes difficiles, douloureuses voire dangereuses, je sais les codes ; je sais écouter, analyser, comprendre, chercher où aller, je sais poser les bonnes questions. Je sais prendre les décisions, en mon âme et conscience, car j’ai appris à réfléchir. Elles ne sont pas toujours les bonnes, mais je suis en mesure de les prendre.

Quand je suis frivole, légère, je sais bien que ce n’est pas cela l’important : mais j’ai la chance de pouvoir l’être, alors je le suis, parfois.

Lorsqu’on me laisse à croire que je suis importante, que j’ai un pouvoir, je sais bien que c’est un pouvoir de pacotille. Que le seul pouvoir que j’ai : C’est celui d’être à la hauteur de ce que j’ai reçu, de le bonifier, d’en faire le socle de mes choix, et surtout de le transmettre à mes enfants pour qu’ils soient des êtres libres.